Ta famille était-elle, alors, constituée de nombreux musiciens ?
Mon frère, mon père étaient des musiciens alors que ma mère chantait dans un quartette de Gospel.
Je baignais, constamment, dans cette ambiance…
A titre personnel, quand as-tu commencé à chanter. Etait-ce à l’église ?
J’ai chanté toute ma vie, tu sais… Depuis ma plus tendre enfance, j’ai suivi les traces de mes parents qui se produisaient au sein du groupe de Gospel The David’s Spiritual Five. J’ai utilisé leurs connaissances tout en interprétant des chansons plus modernes.
Mon apprentissage du chant ne remonte pas à hier, il est même antérieur à la pratique de la trompette. Ceci est aussi lié à l’église bien sûr …
Quelles étaient, alors, tes influences ?
J’ai découvert mes principales influences grâce aux médias que sont la télévision et la radio. C’est ainsi, comme je te le disais, que j’ai découvert Louis Armstrong qui a, immédiatement, frappé mon esprit. J’ai, dès lors, écouté la musique de Louis Armstrong tout en m’intéressant à d’autres formes de Jazz. Au fur et à mesure de l’avancement de ma carrière, j’ai commencé à me plonger dans la découverte du Blues et de la musique Funk.
J’ai donc écouté des artistes tels que James Brown, Earth Wind & Fire, Tower Power etc… Tous ces groupes provoquaient comme des étincelles dans ma tête. De ce fait, j’ai souhaité m’immerger dans le Funk…
C’est Luther Allison qui m’a amené à fréquenter la scène Blues. De fil en aiguille j’ai rencontré Jimmy Johnson et c’est là que tout a commencé, j‘étais prêt…
Etait-ce tes premiers contrats professionnels ?
Mes premiers pas en tant que musicien professionnel remontent, Mmm.. À très longtemps !
Je pense que c’était vers 1975-1976 … j’avais 17 ou 18 ans et je sortais tout juste du Lycée…
Quand et pourquoi as-tu décidé de venir vivre en France. A-t-il été facile de t’imposer ici ?
Non, ça n’a pas été si facile que ça, car je n’avais que très peu de connections ici. La première fois que je suis venu, c’était pour accompagner Luther Allison qui s’était installé ici. Il y avait aussi son fils, Bernard Allison, qui vivait en France…
J’avais toutes mes attaches à Chicago où j’avais effectué tout mon parcours jusqu’alors. C’était plus facile pour Luther qui avait son groupe et qui connaissait très bien l’Europe pour y avoir, déjà, effectué de nombreuses tournées. Il m’a donc fallu du temps avant que je me décide à franchir le cap, une dizaine d’années…
Je venais régulièrement et c’est vers 1997 ou 1998 que je me suis mis à y rester pour des séjours de plus en plus longs. C’est vers l’année 2000 que je me suis réellement décidé à déménager…
Après Luther Allison, quelles ont été tes premières collaborations en France ?
Après le décès de Luther ( en août 1997, Nda) l’une de mes premières collaborations importantes a été mon travail aux côtés d’Alpha Blondy. Cela a duré 3 ou 4 ans … Puis je me suis davantage intéressé à la scène Blues locale et j’ai rencontré Jean-Jacques Milteau, Benoit Blue Boy, Patrick Verbeke …
Tous ces gens qui représentaient le Blues français et qui avaient, aussi, aidé Luther Allison en son temps…
Ta carrière est riche de nombreuses collaborations. Quels sont les artistes qui t’ont le plus impressionné ?
J’ai collaboré avec Jean-Jacques Milteau sur l’un de mes albums. J’étais un peu nerveux et il a su trouver les mots pour me calmer et me mettre en confiance afin que je n’aille pas trop vite dans mon travail. Lorsqu’il est arrivé dans le studio tout est devenu « fun », c’était formidable…
Il est d’une telle gentillesse, je le considère vraiment comme un très bon ami. Bill Deraime est, aussi, un bon ami. Je ne pourrais pas vraiment dire qu’elle a été ma plus belle collaboration car j’ai pris beaucoup de plaisir à la plupart d’entre elles.
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